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Atomique, le retour à la maison des Von Pariahs !

« Exilés » en pays nantais, les membres du sextet originaire de Fontenay-le-Comte ont fait un come-back remarqué à la maison Fuzz’Yon, où ils présentaient à la Vendée la richesse de leur 3e album Radiodurans. Dix ans après leurs premiers riffs, les Von Pariah poursuivent leur quête musicale à mi-chemin entre le punk et la new-wave… un univers unique qui est leur marque de fabrique ! Leur concert yonnais du 31 janvier a dynamité la scène du Fuzz’Yon. Merci les gars d’Fontenay !

 

Ils se pointent sur scène tous les six en combinaisons blanches siglées du nom de leur dernier album, sorti à la mi-octobre. Combi de peintre, de spationaute, de protection chimique et radiologique… ? C’est subtil et recherché, mais l’énigme se résout grâce au nom de leur 3e opus : Deinococcus radiodurans est une bactérie polyextrêmophile, et l’un des organismes les plus radio résistants connus au monde. Ils baignent donc dans un univers atomique, comme en témoigne l’atmosphère verte émanant du clip tiré de cet album. Tout un programme ! Nos si adorés Pariahs annoncent ainsi la couleur : ultrarésistants ils sont toujours là et comptent rester, s’ancrer sur la scène rock française !

Leur set yonnais s’est à cet égard montré révélateur des fondamentaux du groupe : énergie et créativité, communication avec son public, qu’il emmène voyager par des mélopées suaves, lancinantes, avant de tout fracasser avec des tempos subitement enlevés. A mi-chemin entre The Cure et The Clash…drôle de tambouille ! Structuration et déstructuration, pas le temps de souffler pour s’en remettre que c’est reparti, ailleurs, dans un autre univers. Une véritable invitation au voyage intérieur, par un groupe de potos toujours aussi unis et complices, emmenés par le vibrionnant chanteur Sam. Une soirée particulière le concernant, lui l’originaire de Jersey et donc sujet britannique, qui lançait sur scène « jouer son dernier concert en tant que citoyen européen », le Brexit étant effectif juste après minuit… Pour autant, rien n’a terni ce grand retour à la maison Fuzz’Yon des Von Pariahs, lesquels, pas ingrats ont exprimé leur reconnaissance d’avoir pu, ici, être soutenus et accompagnés dans leur cheminement artistique. Good deals, boys !

 

Saluons également avec enthousiasme le quatuor qui ont ouvert le bal des festivités : We hate you please die (littéralement ‘’Nous vous haïssons, alors veuillez crever’’ !). Autrement dit : un nom de scène appelant au « meurtre symbolique d’un modèle à bout de souffle », dixit les intéressés. Aussi provocateur que le chanteur-leader, zébulon survitaminé qui a chauffé la salle à blanc avec ses trois jeunes complices, dans un registre garage/punk que n’auraient pas renié les Ramones ! Deux nanas (basse + batterie) et deux loustics (guitare + chant) tout droits issus de leur Normandie (Rouen), sortes de nihilistes caustiques ayant parfaitement préparé les Pariahs à suivre. Une première partie pépite me concernant, une belle découverte qui a bien décollé la pulpe du fond d’une salle pleine ne demandant qu’à s’enjailler comme à…Tchernobyl !

 

 

 

Yann était aussi présent au concert, il a adoré écouter les 2 groupes et en a profité pour proposer 2 dessins sur les Von Pariahs:

Vieux journaliste et jeune éducateur aux médias, parfois prof. Biberonné au punk, métal, new wave et rock alternatif. Pas insensible à la pop et raide dingue de la… viole de gambe (Bach is not dead) ! Ex-musicien en jachère, passionné par toutes les formes artistiques ; fait souvent joujou avec son appareil photo et ses mots.

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